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Du 18/11 au 08/12/2007
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Notre Voyage

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Souor sdey !*

Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 07:59
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Par Domi
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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 15:50
- Publié dans : Carnet de Bord


Réveil 3h du mat’.


Taxi à aéroport en partance pour le Cambodge. Enfin.


Bangkok, ou en tout cas le quartier de Sukhumvit m’a donné le tournis. Cette chaleur si étouffante, cette ambiance étrange dans notre rue, ce vacarme incessant de la circulation…


Il est 8h – Atterrissage – Phnom Penh


Moins de pollution, beaucoup moins ! Il fait chaud mais il y a de l’air.


Les formalités administratives sont assez rapides. Le change est fait : 1 $ = environ 4000 riels.


Un taxi se propose, nous montons avec lui pour la direction de la station de car Mekong Express car nous devons rejoindre Siem Reap. Rithi, notre chauffeur, qui parle un peu français et bien anglais, nous explique qu’il y a une autre station dont le bus part à 9h30 au lieu de 12h30 avec Mekong Express. Il y a des riques pour que le trajet dure 7h plutôt que 6h car c’est un bus plus rudimentaire. Nous tentons. Rithi nous amène jusqu’à la station, il a appelé entre temps un collègue pour qu’il prenne les billets, tout se règle en deux minutes. Nous sommes dans le bus. Je ne connaîtrai jamais le nom de la station.

Effectivement, le bus est plus rudimentaire mais plus authentique aussi.

Le trajet n’a duré que 5h30 à peine. Le top.


Derrière moi, une petite fille a passé tout son temps à toucher, voire un peu arracher mes cheveux. Les siens sont si noirs et les miens si… colorés en rouge cuivres (enfin plutôt « cuivre feu » couleur faite par ma coiffeuse qui rend les cheveux beaux). Alors sans doute que j’apparais comme une curiosité. N’empêche que le contact est établi, ça me plaît, forcément.


Pour le déjeuner, nous nous sommes arrêtés à une sorte de cantine sous un grand préau. J’ignore les 40 mouches agglutinées à notre table et mange avec plaisir le fried rice. Je crois que je vais en bouffer du riz !


Nous repartons, le trajet est toujours sympa. Devant moi défile du vert, mais du vert vert de chez vert en fait. Je crois que le Cambodge c’est vert.

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Des rizières à perte de vue, des femmes qui repiquent le riz. Des buffles d’eau pataugent tranquillement. Des maisons sur pilotis, des gens dans des hamacs. De nombreuses bâches et nattes au bord de la route sur lesquelles le riz étalé, ou les vilains petits piments rouges sèchent. Devant une maison, une mare dans laquelle se baignent des enfants. Une autre avec des canards partout. Des buffles tirant une charrette. Un homme décharge du foin.


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Aux abords des villes, on aperçoit des maisons bétonnées, des magasins de fortune très souvent réparateurs de mobylettes et motos, car il y en a un nombre impressionnant sur les routes.

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Voilà ce qui défile devant mes yeux, paysages et scènes de vie.

Pendant ce temps j’entends les gens du bus rire devant une vidéo que leur passe le chauffeur sur la télé.


Et puis le bus s’arrête. Trois personnes et un enfant inconscient porté par ses parents montent. Ils se précipitent au fond, ouvrent les fenêtres. Le couple a les yeux rouges de pleurs, leur regard paniqué, affolé. Tous les deux tiennent leur enfant. Une forte odeur de camphre se répand, du baume du tigre. Ils doivent leur passer la pommade. Ils ont mis un sachet de glace sur son front. Au bout de ¾ d’heures je vois les yeux de l’enfant s’ouvrir. Ils ont l’air de vouloir l’emmener dans une clinique ou un hôpital de Siem Reap, je ne sais pas. L’ambiance est tendue. En fait, je suis bouleversée et tellement impuissante.


Lorsque nous arrivons à Siem Reap, nous les perdons rapidement de vue, le chauffeur de taxi, le beau frère de Rithy, qui avait appelé pour que l’on soit pris en charge jusqu’à l’hôtel, est là. Chauffeur de tuk tuck devrais-je dire. En fait, il s’agit d’une petite moto, voire mobylette ou scooter à vitesses qui tire une sorte de chariot confortable, le tout a trois roues. Beaucoup plus exotique que la voiture ! On bouffe un peu la poussière mais c’est très sympa, on peut profiter, ça ne roule pas très vite.


Ah déconvenue, le Red Lodge, hôtel tant souhaité et choisi sur le guide du Routard à 13 $ la nuit avec thé et café à volonté, petit déjeuner compris et prêt de vélos gratuit, est full ! Son voisin aussi, le suivant aussi. Notre chauffeur de tuk tuk nous amène finalement à un hôtel neuf, propre un peu sans âme ni charme à 15 $ la nuit avec clim sans le petit déjeuner. On va pas faire toute la ville non plus. On loge donc au Bun Seda Angkor Villa.


Notre chauffeur de tuk tuk est déçu de ne pas être notre chauffeur pour les prochains jours pour nous emmener aux temples d’Angkor. Nous lui expliquons plusieurs fois que nous avons déjà pris un engagement avec quelqu’un d’autre mais il tire la tronche et nous nous quittons comme ça.

Explication : sur le site http://voyageforum.com/, mine d’or d’informations, il y a un chauffeur de tuk tuk qui fait guide pour les francophones. Il n’est pas officiellement guide car la licence coûte très chère. Quoiqu’il en soit, Kozal de son prénom a énormément de succés. Une semaine avant le départ, nous l’avions contacté mais il était déjà pris, donc il nous a donné le numéro d’un certain monsieur Ly que nous avons appelé et c’est avec lui que nous ferons nos journées aux temples.


Ballade dans les rues de Siem Reap.

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Il est très facile de parler aux gens, il sont souriants et accueillants. Et si en plus vous faites l’effort de parler quelques mots en khmer, en leur demandant même de vous corriger l’accent, ils deviennent carrément bavard et vous racontent leur vie et les choses à faire ici. Enfin je me régale !


Il y a les enfants, beaux comme un soleil, timides mais qui aiment bien pouvoir vous parler et/ou jouer avec vous.


Un marchand de cartes postales et de livres est là. Il a des moignons au niveau des coudes (On pense aux dégâts d’une mine anti-personnelle). On discute un peu avec lui. Il connaît un peu l’anglais et quelques mots en français. Il connaît bien ses livres. Nous lui achetons des cartes et Boris un livre en français sur les temples d’Angkor qui n’a pas du tout l’air d’être une copie et qui ne coûte que 8 $. Au dos, le prix officiel est affiché à 27.50 $...


Ce soir, soupe délicieuse avec légumes, puis oiseau laqué dont le nom et la forme n’ont pu être déterminés, dans un boui boui.

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Par Domi
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Lundi 10 décembre 2007 1 10 /12 /Déc /2007 16:51
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Par Domi
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Mardi 11 décembre 2007 2 11 /12 /Déc /2007 14:01
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Réveil 5h45… Outch… Rendez vous à 7h avec Mister Ly.

Douche, rasage (oui oui pour tous les deux, non mais arrêtez moi je me rase juste la moustache, la barbe me va si bien), habillage…

Direction le Shadow of Angkor, une guest house qui fait aussi restaurant et bar, idéal pour prendre notre petit déjeuner.

Porridge cambodgien pour Boris


Assiette de fruits frais pour moi (Ananas, papaye, mangue, fruit du dragon, banane)


Un homme d’une bonne cinquantaine d’années, tout courbé, arrive pour nous serrer la main. « Vous comprenez le français ? » Monsieur Ly ! Il nous attendait.

Nous finissons notre petit déjeuner, puis montons dans son tuk tuk.

Aujourd’hui on fait le « petit circuit ».

Monsieur Ly est très gentil, très serviable, il nous explique un peu les temples dans un français approximatif mais ça nous plaît.

Le tuk tuk c’est trop sympa.



























On file vers les temples d’Angkor tout en profitant des alentours à petite vitesse.


















































Forfait 60 $ pour 5 jours, nous arrivons au péage.




Les temples d’Angkor… Merveille architecturale, monumentale. Chaque corniche, chaque pierre est ornée de bas reliefs. Représentations diverses de scènes de vie et/ou de divinités. Somptueux ! Lorsque nous arrivons à fuir les touristes, il règne une telle sérénité.


Il a fait très chaud aujourd’hui. Dans l’après midi, à la recherche d’un peu d’ombre, nous nous dirigeons à l’orée des bois. Un sifflement continu fort, strident persiste. Nous apprenons qu’il s’agit de cigales ! Leur crissement est très proche de l’alarme de voiture ou d’incendie !

Nous marchons longtemps, de découvertes en découvertes. Tant de monuments, nous imaginons la vie de l’époque environ de 875 à 1230 aps JC.
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Angkor
est absolument incroyable et grandiose.















Bayon
(appelé aussi « la capitale) est mieux préservé et nous pouvons admirer les magnifiques bas reliefs et sculptures.














Baksei Cham krong
est un temple situé prés des deux précédents cités, il signifie Oiseau (Baksei) qui attend (Cham krong), pour être plus clair il s’agit d’un temple « guetteur », qui défend l’éventuel ennemi. Ses lignes sont plus sobres et épurées. Son architectures est un bijou harmonieux.

















Nous finissons la journée en montant une colline. Au sommet, un temple qu’il faut grimper si l’on veut assister au coucher de soleil. Les marches sont très hautes, très étroites, c’est très raide et j’ai le vertige. Mais quelle vue une fois au sommet !


























Le soleil n’étant pas au rendez vous du coucher, nous redescendons. Tant de gens au sommet de ce temple et lorsque nous empruntons à nouveau le chemin pour rentrer, d’autres montent encore. Je me demande comment tout ceci résiste au temps et à ces milliers de touristes.

Une fois en bas, nous retrouvons M. Ly qui nous a charrié toute la journée.
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Nous l’avons invité pour le déjeuner, c’est là qu’il nous a raconté que les khmers rouges avaient cassé son dos en le frappant lorsqu’ils l’avaient mis au travail des champs. 50 personnes de sa famille on été tué. Il était professeur de français à Phnom Penh mais il a dû mentir car à cette époque, ce genre de profession était interdit et les khmers rouges l’auraient assassiné.

Aujourd’hui, il est à la retraite mais comme il ne touche pas d’indemnités, il fait chauffeur de tuk tuk. Il est marié, a 4 filles et 12 petits enfants. Il vit avec sa femme un peu en dehors de Siem Reap. Voilà son histoire. Il y a quelque chose d’écrit en bas de son cou, devant, une sorte de petit tatouage bleuté par le temps. Je  n’ose pas lui demander de quoi il s’agit. Ça me fait penser à une inscription comme ont eu d’autres prisonniers pendant la seconde guerre mondiale chez nous. A ce moment là, Je repense à Haing Ngor qui a écrit « Une odyssée cambodgienne ». Un récit de son histoire, c’est bouleversant. Il a joué dans le film « la déchirure » (The Killing Fields) le rôle d’un journaliste khmer qui se lie d’amitié avec un journaliste américain. L’émotion m’envahit, nous sommes là tous les trois, je change de sujet de conversation et nous plongeons nos fourchettes dans un plat cambodgien servi dans une noix de coco, ça s’appelle le Amok. A l’intérieur on peut cuisiner des légumes et de la viande tout en récupérant des lamelles coco sur les parois de la noix. C’est délicieux !



La patronne du restaurant nous présente sa fille, une trompette schtroumpfette à croquer qui doit avoir 3 ans à peine et qui a déjà un sacré caractère ! Nous passons un peu de temps avec elle, sa maman et deux autres jeunes femmes. M. Ly est allé se reposer.

J’ai chopé des coups de soleil.

Ce soir pâtes jaunes et beef cuisiné au wok pour moi et pâtes avec beef et légumes pour Boris. Boui boui dans la rue. Il y en a pleins, de boui boui.

Mojito (pas terrible) dans un bar branché pour européens (superbes photos aux murs).

Crêpe bien sucrée bien grasse pour finir, il y avait un stand dans la rue qui nous tendait les papilles, et pis cette odeur hmmm, on n’a pas résisté.

Crevés, crevés… Au lit !

 

 

Par Domi
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